Le gouvernement et les directions hospitalières persistent et s(a)ignent
Depuis quelques semaines, le sujet des Autorisations Spéciales d’Absences pour évènements familiaux fait l’objet des préoccupations. Le premier projet de modifications reçu du gouvernement avait soulevé la colère de agents et de leurs représentants. L’annonce dans la presse d’un abandon du projet ne s’est finalement pas avérée fondée. Le Conseil Commun de la Fonction Publique s’est réuni le mercredi 8 avril pour étudier les changements réglementaires que le gouvernement veut imposer. Et c’est pire qu’initialement ! Le gouvernement acte un recul social majeur ! Sans aucun état d’âme soutenu par la FHF.
Le gouvernement veut restreindre les ASA… En voulant réduire la liste et le nombre des autorisations spéciales d’absence, le gouvernement transforme un décret qui devrait être un socle protecteur en un décret plafond, qui interdit toute négociation locale plus favorable. Ce choix politique constitue un terrible recul pour de très nombreux agent.e.s. Pourtant rien ne justifie cette remise en cause, si ce n’est une volonté de réduire les droits à absence des agents !
…et renforce la notion de nécessité de service opposable ! La grande partie des ASA bascule en autorisations « sous réserve des nécessités de service » et ne seront pas « de droit ». Dans des services déjà en tension dans les établissements de la Fonction Publique Hospitalière, cela revient à refuser d’emblée ces droits. Et le gouvernement le fait y compris pour des situations familiales lourdes, de deuil ou de maladie :
jusqu’au bout ! La CGT rappelle que les employeurs de la FPH s’arrogent déjà largement le pouvoir de brandir la nécessité de service quand bon leur semble, même quand ça n’est pas justifié
Garde d’enfants, grossesse, santé, deuil : une marche arrière inacceptable ! Le projet recule sur la garde d’enfants malades, en réduisant les garanties existantes, ignore les situations de handicap et renonce aux mécanismes qui permettaient de compenser l’absence de droit de l’autre parent. Les rendez-vous médicaux ou encore certains évènements familiaux sont sacrifiés. Quelle indécence !
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